Débridage de sa moto : doit-on avertir son assureur ?

Publié le : 30 mars 20213 mins de lecture

Comme certains motards sont des éternels insatisfaits, ils ne désirent plus rouler à une vitesse de 45 km/h. Ainsi, pour que l’adrénaline soit bien au rendez-vous, le motard décide de débrider sa moto. Pourtant, avoir recours à cette alternative peut  engendrer de lourdes conséquences surtout vis-à-vis de l’assureur. En avisant votre assurance, cette dernière risque de vous contredire.

Les clauses prévues par la loi

Le débridage de sa moto n’est possible que sous-réserve de certaines conditions. Il est tout à fait possible de passer d’une MTT1 à une MTT2 ou bien d’accroître la vitesse de votre petit bijou pour gagner en puissance. Cependant, le débridage de sa moto est une opération encadrée par la loi. Elle ne peut alors se faire sans l’intervention d’un spécialiste notamment un constructeur ou des représentants accrédités. Et pour cause, ils respectent les conditions prévues par la loi concernant la législation des 100 chevaux. Notez qu’en plus de solliciter l’aide d’un expert, certaines formalités administratives doivent être faites. Après le débridage de votre moto, vous devez vous rendre auprès de la préfecture pour modifier votre carte grise. Cette étape est obligatoire car la puissance de votre moto sera inscrite sur ce petit bout de papier. Notez que si autrefois le débridage de sa moto peut se faire sans aviser son assurance, le nouveau code de l’assurance oblige l’assuré à notifier son assureur.

Les dires de la législation

Selon l’article 113-2 du code de l’assurance, tout assuré est obligé d’informer son assureur en cas de modification des risques garantis. Sachez qu’après le débridage de votre moto, les risques garantis vont bels et bien être modifiés donc une telle opération doit être notifiée à votre assureur. Il s’agit entre autres d’une aggravation de risque qui doit être transmise par LRAR à votre assurance dans les 15 jours qui suivent le débridage des 100 chevaux. Vous n’êtes pas sans savoir qu’une moto débridée constitue un risque pour le conducteur. Et pour cause, les équipements ne seront plus adaptés.  Une situation qui peut engendrer une perte totale du freinage.

Les risques vis à vis de l’assureur

Pour pouvoir circuler librement sur le territoire, une moto débridée doit être assurée. Compte tenu des risques liés à un tel changement, votre organisme assureur peut résilier le contrat et refuser d’accepter le nouveau risque. Dans d’autres cas, l’assureur peut se montrer très indulgent et proposer à l’assuré une augmentation de cotisation plus un nouveau contrat suite au débridage de sa moto. Vous disposerez alors d’un délai de 30 jours pour répondre à cette nouvelle offre. Passé ce délai, si vous ne vous êtes pas manifesté, l’assureur a le droit de résilier votre contrat.

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